LANGAGE ET CONDITIONNEMENTS


Femme ordi bloc


Pour tenter un lien avec notre entretien avec Denis Langlois (précédents "Extras") l'on pourra simplement remarquer, non dans un sourire, que le terme "politique" est resté comme tel, parce que, fort heureusement, il est difficile de modifier ou altérer des mots-notions comme celui-ci, constitutifs de notre civilisation... On peut donc encore souffler : nous avons vu qu'en principe, même un enfant, aimablement accompagné, peut comprendre quelque chose à la politique et aux affaires communes. À partir de bases et de points de référence fondés sur sa propre expérience d'enfant, et de quelques grandes valeurs et principes (souvent trahis à plusieurs niveaux mais, à plus forte raison, on en prend conscience et l'on réagit à son échelle...). 

Cette transition-introduction permet de rappeler l'impact du langage pour nos esprits. Si savoir s'exprimer, y compris en communication non verbale, est absolumement fondamental (et délicat, quand on cherche le parfait équilibre entre les grands bavards, amis de l'humanité, et les grands/trop réservés, abonnés au silence ou à l'introspection !...). Et prendre du recul vis-à-vis de certains mots ou expressions, s'imposant médiatiquement et couramment, paraît tout aussi nécessaire. Sensibles à la musique des mots et/ou, en général, à leur charge positive dans un monde sombre qui ne fait que s'assombrir davantage, même sans nous en rendre compte on peut subir le mot tel qu'il se donne à voir et entendre, en ne nous arrêtant que sur sa belle forme. Ici, on peut penser aussi à nombre de publicités, influençant notre inconscient par plusieurs types de langage, entraînant certains comportements (relations homme/femme, homme/travail, objet/sens amplifié ou détourné/attitude ou way of life... Mais, de manière plus générale (thème ou exemples risquant de revenir sur nos pages...) où allons-nous avec notre langage ambiant ou quotidien ? Essayons d'examiner quelques exemples "signifiants".
 

- pouvoir d'achat : ne pourrait-on pas plutôt dire, par exemple, "pouvoir d'acquisition", "niveau de vie" (concept plus général), ou "capacité de dépense potentielle" soit... C.D.P. (si l'on veut, car les sigles de plus de deux lettres... n'ont pas vraiment notre sympathie ? On commence à comprendre que l'achat en lui même ne fait pas le bonheur (ou tout le bonheur...), surtout dans l'ultra-système qui est le nôtre, plaçant "le shopping" tout en haut de l'échelle, immédiatement suivi par "le jogging" et assimilés. Dans un même souci de bonne santé, naturellement. Quant au terme "pouvoir", ne vaudrait-il pas mieux, également, l'éviter, au vu de l'excès qu'il suggère à lui seul... Argent (achat) et pouvoir font en tout cas un joli coktail auquel pourtant nos oreilles ne sont que trop bien habituées. Et tant pis pour les quelques petites frustrations que cette expression bien familière - exploitée par toute tendance politique - peut facilement provoquer.
Comment dit-on en italien ? La même réflexion tient, puisque dans la langue de Dante on dit, de même, "potere d'acquisto". "Capacità di spesa" potrebbe essere un'alternativa (e forse c'è di meglio) per cercare, tra l'altro, di non suggerire acquisti al di sopra delle proprie capacità, con relativi, fastidiosi o problematici, debiti... Comunque, su questo punto (e su altri!...) ci sentiamo più pronti a valutare i vostri eventuali, opposti argomenti ;)


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- bénéficier : ce qui, il y a très longtemps, faisait penser surtout aux bénéfices en termes d'argent (ou les guadagni), a envahi tous les domaines possibles, et imaginables... confortant souvent l'illusion que nous sommes bien gâtés, et qu'il n'y a rien à dire. Au passage, celui qui bénéficie paraît beaucoup plus chanceux que celui "qui a le droit" : tout un programme ! En effet, si on passe à quelques exemples type, on bénéficie de moins 50% "dès" que l'on dépense 60 euros. On bénéficie d'une paire de lunettes gratuite, et même de deux aujourd'hui, seulement si... et si... Et parfois, il y a de quoi être vraiment satisfait, surtout quand il n'y a pas trop de vérifications à faire auprès d'un tel ou d'un tel... Souvent, on bénéficie très simplement et le plus naturellement du monde quand, de l'autre côté, ils bénéficient aussi (et en premier) de notre nom, prénom, mail et numéro de téléphone. Ainsi, pendant que vous vous intéressez à tel manteau en essayant de vous souvenir des conditions de promotion, vous pouvez entendre de sonores "Martine", "Dupont", "arobase" "gmail" suivis de l'intégralité des différents "06..." En même temps, il faut dire que "profiter" ne semble pas la meilleure alternative. "Tirer parti" peut parfois convenir, allez, encore un petit effort pour retrouver ce que l'on pouvait bien dire (périphrases comprises) pour signifier "bénéficier", avant que ce verbe ne soit martelé sans pitié (mais toujours avec bienveillance, vu son sens !).
 

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- marché (du travail) : si vous permettez, on sera un peu plus longs là dessus, au vu des prolongements possibles, où vous trouverez  d'autres mots entre guillemets méritant analyse... Ce type de marché se commente très facilement, dèslors que, pour vous aussi, il s'agit d'une évidence. Il est très loin le temps... (oui, là on s'exprime comme les personnes âgées, qui pourtant parfois ont bien raison et ne peuvent être comprises par ceux qui ne vivent que pour et par le présent)... il est très loin le temps où le terme "travail" suffisait amplement à synthéthiser un contrat rémunéré, bien sûr, mais aussi un droit fondamental. Un devoir important, certes, mais aussi un "contexte social et existentiel" dont on mesurait davantage (au moins théoriquement) le poids dans nos vies, à tous les niveaux. Même si les manifestations de rue n'ont jamais manqué pour un travail dans la dignité, on était peut-être mieux armés (dans le meilleur sens du terme) à faire face aux abus de toute sorte. Et, culturellement parlant, même si dans les faits le crescendo en ce sens est évident, le travailleur n'était pas implicitement (et littéralement...) réifié par son association-identification avec la loi du marché (si bien illustrée par Stéphane Brizé...). Quant à l'usage grandissant du terme "emploi", plus neutre que celui de "marché", il convient tout aussi bien à notre actualité car il concrétise un mot ("travail") qui en principe est aussi une notion (à retrouver dans les programmes de philosophie... pour combien de temps ?).

Le forum de discussion littéraire en lien ici, rappelle la différence connue et pratique entre les termes "travail" et "emploi". Ce que nous aimerions ajouter en non spécialistes un peu philosophes (!) est que le mot "travail" (qui se perd quelque peu) se prête à une réflexion approfondie, tandis que celui de "emploi", plus spécifique, est surtout utilisé pour observer, compter et constater (pour cerner le nombre de chômeurs, surtout, et se réjouir à la moindre amélioration en passant aux autres infos... ; en oubliant un peu, peut-être, que le problème reste, en attente de vraies résolutions). En outre, l'observation et le calcul statistique auxquels nous invite "l'emploi", ne sauraient nous faire oublier d'autres moyens d'évaluer la réalité, tels que les (vrais...) témoignages (on sait qu'il s'agit là d'un autre point, où l'affrontement entre mensonge et vérité peut être de première importance). En principe, les témoignages authentiques et sincères permettent une mise en lumière, une humanisation (ou une dénonciation) nécessaire face à des "problématiques" souvent bien enfouies, sommeillant dans les coulisses et le "tout va bien". Par "problématiques", euphémisme classique, entendez "problèmes graves" (expression se raréfiant dans nos échanges et confidences).  À ce propos, et à la faveur de plus de vocabulaire, notons que les différentes "problématiques" auraient pu se contenter uniquement et dignement de leur premier contexte scolaire et littéraire.

LANGAGE ET CONDITIONNEMENTS (Suite)

 

Manager
 

- manager : la première fois que nous avons véritablement pris acte de ce mot et de son institutionnalisation (après l'avoir entendu à maintes reprises sur des chaînes dédiées comme Bfm télé), c'était dans une grande librairie... ce jour là, nous n'avions pas fait attention aux grands panneux joliment apposés à la verticale pour s'orienter dans un rayon et son domaine, préférant être dans une optique d'aller et venir. Dans ce "jardin" de papier où... les prix sont un peu élevés (pour de beaux stylos et de beaux carnets surtout), les fleurs sont des livres de toutes sortes. Et il y en a même un qui s'appelle, tout simplement, "manger" ! Nous étions sans doute un peu fatigués, en plus du fait que notre esprit n'avait pas adopté ce mot, donc comment le reconnaître ? Nous étions plus familiers de "management" et savions bien qu'en milieu scolaire surtout, avec les nouvelles filières en plein essor (et les nouvelles entités entrepreuneuriales comme les start-up), il s'agit même d'une notion qui se taille la part du lion. Avec le recul et en revenant dans la même librairie, on voit bien que le secteur du management et de la gestion (dans cet esprit) est plus facilement repérable que celui de la littérature ou de l'histoire (les langues étant toujors rangées un peu à part, trop à part peut-être...).
Mais bien sûr, manager n'est pas manger. Ajoutons une syllabe pour tout autre sens et plus de modernité... Quoique, le management ne consiste-t-il pas, quelque part, à dévorer les droits pour plus de devoirs, en fagocitant plus ou moins notre vie privée, au risque de détruire notre vie tout court (cf. point précédent ?). Voyons, ne diabolisons rien, il faut bien apprendre, aussi, en ce monde très commercial, à "manager des équipes", et à gérér leur travail, si possible avec humanité, sans que les priorités du marché fassent la loi (et tout le reste)... Et puis, qu'on le veuille ou pas, on est "tous" un peu manager... même quand on ne s'y attend pas du tout. Lorsqu'on a la drôle d'idée de créer un site de culture et de santé, par exemple, on ne fait absolument rien si on ne passe pas par un "manager" ! Un espace de travail que l'on pourrait encore définir "console", mais qui oserait le faire aujourd'hui...?


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Resilience
La résiliance reste une résistance
possible grâce à nos propres "forces cachées" (ou "ressources")
mais aussi (surtout ?) grâce aux autres.


 

- résilience : le terme "résistance" étant trop historique (et peut-être aussi trop connoté politiquement, mais ce n'est qu'une hypothèse), on a préféré en forger un autre, tout aussi puissant, qui puisse appartenir au domaine (bien distinct... selon nos tendances et cloisonnements) de la psychologie. Quand on résilie un contrat, on y met fin. De même, lorsque nous résilions (ou tentons de résilier) un état de grande souffrance, c'est que l'on peut clairement envisager (et compter sur) un vrai rétablissement. "Rétablissement" est aussi un mot intéressant pour désigner un nouvel équilibre ou une stabilité retrouvée (même si les puristes recommandent de ne pas le confondre avec "guérison"....). Mais le rétablissement n'a pas la même côte que la résilience, justement. Aujourd'hui, on trouve ce dernier processus et cheminement intérieur partout, grâce à Boris Cyrulnik qui, dans sa jeunesse, a vécu sur sa peau une tragédie immense... Et dans ces cas là, effectivement, il faut bien pouvoir miser sur du nouveau, sur une vraie renaissance à tous les niveaux. On comprend peut-être moins, sur un autre plan, pourquoi une interprète du patrimoine transalpin de grand succès comme Rita Pavone ait jugé nécessaire, elle aussi (ou sa maison de disques pour elle, en ces temps de "liberté"...) d'inclure un "mot tendance" comme celui-ci dans l'un de ses derniers titres, présenté au Festival de Sanremo, sans grand succès. "Allez", on ajoute le lien de la chanson en question, y compris parce qu'en la réécoutant - comme cela arrive souvent - on lui a trouvé quelques qualités (nous aurons l'occasion de reparler de la légendaire Rita Pavone et de ses grands succès, de manière plus "classique").
Pour conclure sur ce mot, l'on pourrait dire : tout va bien si, loin de tout conditionnement, l'on ne met pas aux oubliettes sens historique et emploi courant du bon vieux terme "résistance" (Maurizio Puppo, inspiré par la question, devrait être du même avis...). 


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- rassembler : rassurez-vous, l'on pourra synthétiser davantage sur ce dernier terme sélectionné (et vous en trouverez facilement d'autres vous-mêmes, encore signifiants ou plus ou moins vidés de leur sens, dans "l'air du temps" selon Nina Ricci... ou même "dans l'air du moment", laissant traces et effluves...). Voilà un verbe également très répandu... sur lequel nous avions réfléchi dans nos "Extras" dédiés à l'Union européenne, en nous penchant sur une UE désormais bien élargie et à protéger aujourd'hui de profondes dissentions. Quoi de plus normal et nécessaire - par delà et en vertu de toute abérrante déviation commise en ce sens par l'Europe de la plus rigoureuse austérité ! - que de s'employer à sauvegarder et renforcer sa vocation originelle (et institutionnelle, de par le respect de ses principaux traités...) d'organisme soucieux de la paix et de la solidarité entre les peuples (à commencer par ceux dans la détresse...) ? Sans oublier que les efforts d'équilibre économique, dans un monde marqué par des inégalités de toute sorte, ne sauraient suffire sans un budget (beaucoup...) plus important consacré à la culture, à l'art et à toutes leurs vertus. Nous y reviendrons, car nous avons suivi un "Speciale TG1" très intéressant à ce sujet.
On voit bien que le sujet "union européenne" est toujours "inspirant" (autant que nos différents mots...), y compris dans ses moments les plus délicats sur la scène internationale. C'est le cas plus que jamais aujourd'hui, face aux démolisseurs de droits, de civilisation (et d'humanité !). Mais comptons surtout sur efforts et compétences de personnalités convaincues et équilibrées telles que Ursula von der Leyen, David Sassoli, Mario Draghi, Paolo Gentiloni (article de 2017, qui reste intéressant, Gentiloni étant aujourd'hui commissaire européen à l'économie). Ajoutons aussi, même si son action pour l'Europe est sans doute moins directe aujourd'hui (et en faisant abstraction d'un certain Gianni Letta...) Enrico Letta, secrétaire du parti démocrate avec expérience comme député européen et très proche des réalités françaises (bilingue, chaire à Science Po Paris). Des hommes, et une femme, qui "s'inviteront" certainement encore sur nos pages. (Sachant par ailleurs que nous oublions très probablement, ici, d'autres acteurs européens aussi sincères qu'engagés).

Revenons au terme "rassemblement", adopté et promu par tous les logos politiques... Compte tenu de notre lien UE évoqué, on se contentera de résumer très simplement ici en une seule pensée, très évidente mais peut-être pas inutile... Se rassembler est "la plus belle chose du monde" (!) : ce verbe d'action, y compris de par sa forme réfléchie, évoque l'union, la solidarité, des valeurs communes par delà les si répandus "objectifs" partagés... Avec une "nuance" : ne pas renoncer au jugement individuel, sans pour autant céder à une méfiance infondée ou à des sources douteuses... Mais se rassembler au nom du "toujours contre" et de la haine (car les bonnes intentions ont "un peu évolué"...) ou même... au nom de rien, du vide. Car il nous est arrivé, par curiosité, de constater clairement, en sus de ce que l'on sait être les pires incitatations, quelques "non sens" évidents sur les réseaux sociaux (profitant par exemple de manifestations historiques signifiantes, comme le premier mai), pouvant justement conduire à un vide, aussi radical que destructeur. Tandis que certains, victimes de fausses rébéllions ou de la dépendance, continuent à se fier aveuglément à ce qui pourrait être défini comme un "web dans le web". Une mise en abyme souvent inutile (là où, en plus de la toile en elle-même, mails et portables existent...) pour ne pas dire dangereuse1. À méditer, avec les distinctions qui s'imposent (mégaweb commercial et omniprésence de App à part).


1. Note approfondie (et illustrée...) Bien sûr, il existe de fortes exceptions comme celle du printemps arabe, propulsé précisément par le réseau FB si nos souvenirs sont bons (!), il y a nombre de mouvements civiques comme celui défendant nos internes sur Twitter (et peut-être sur FB), ce qui incite à réfléchir et distinguer règles et méthodes en profondeur, pour mieux statuer sans doute. Un peu dans le même ordre d'idées, il apparaît que FB essaie de résister aux accusations en misant beaucoup, par exemple, sur ses capacités à retrouver la trace de personnes disparues, ou simplement de personnes que l'on aimerait revoir, après plusieurs années. En parallèle, il se fait aussi le promoteur de témoignages de détresse ou de cas isolés, auxquels les internautes "pairs" sauront apporter des réponses valides, voire précieuses (mais d'autres moyens existent, pour parer aux grandes souffrances, non ?!...). Les échanges mails, même groupés, ne permettant pas ou à autre échelle, ce type d'échange, les réseaux peuvent mettre en avant certains atouts techniques. N'empechant pas le mensonge ou ce qui paraît comme tel : faux profils, pétitions avec crescendo de signatures hyper rapide et surprenant... On peut en outre s'interroger sur une certaine schizofrénie de la société civile et médiatique, qui persiste et signe dans toutes ses contradictions (là où, semble-t-il, nous ne disposons pas de tous les éléments pour "comprendre" cette méga-promotion généralisée et systématique des réseaux par la plupart de médias traditionnels, et  par certains tout particulièrement).
En effet, l'on condamne ouvertement et lourdement, depuis un bon moment désormais, jusqu'à notre récente info sur le sujet (fin octobre 2021), ce que l'on sait être une énorme "dérive", mais dans les faits pratiques et addictions restent, y compris pour "la chasse individuelle aux infos", consistant surtout à chasser ou exclure totalement de notre cadre de vie radio, télévision ou même "web classique"...  C'est ce qu'avait fièrement déclaré, dans nos souvenirs, une dame bien distinguée participant à un atelier en bibliothèque (« infos Facebook ou pas d'infos ! » Ajoutons un Docteur (qui était) de notre connaissance, aimant se rendre sur Facebook pour les nouvelles, à commenter au même endroit, et se proclamant fièrement un ennemi absolu de la télévision (disant s'inspirer également... « du grand Pasolini »... On en reparlera, si vous voulez !). Ces "bonnes habitudes" persistent aussi parce que les médias du monde (et toutes leurs émissions... sauf quelques unes, courageuses et de qualité, pour l'heure repérées sur Rai3...) encouragent très abondamment, visuellement et oralement, entre rires et plaisanteries, à intervenir, commenter, critiquer, via les réseaux sociaux, directement appelés "social" (de social network) en italien, se passant difficilement de l'anglais. On peut aussi, par ailleurs, trouver sur internet des sites critiquant lourdement tous les réseaux et leurs effets... tout en arborant allègremenent les différents boutons de partage les concernant. Obligation, sans doute. Longue proposition en vue... (!) Dans tous les cas, passivité, résignation ou adhésion (par addiction) du "citoyen moyen" et de moult communicants (sans doute souvent malgré eux, mais selon stratégie) à ces colossales machines (et machineries) numériques, vouées - sauf exceptions, méritant réflexion - au nombre de clics, de likes, de followers, de données personnelles et surtout de bénéfices, ne peuvent laisser indifférents.


Inter pas net

Notre onzième extra prend fin ici (per vostra grande fortuna!!). En partant de quelques exemples de mots et expressions "bien intégrés" dans notre société, nous avons tenté de considérer certains points et tendances contemporaines. Comprendre et apprécier personnes et choses en elles-mêmes, par delà la manière convenue de les désigner, s'avère dans certains cas indispensable (même si, dans d'autres circonstances, les mots peuvent être très bien pensés, et d'une aide précieuse !). Ceci afin d'aller vers (retrouver ?) un monde véritablement social, où le "réseau" - nos "connaissances", nos "amis", notre "entourage" - peut-être moins en proie à certains conflits ou "courts-circuits de réseau" ! - s'appuierait d'abord, et humblement, sur quelques endroits simples où l'on se sentirait bien, pouvant être à deux pas de chez soi. Des endroits chaleureux ou posticini, fréquentés par d'autres personnes s'y sentant tout aussi à l'aise que nous (...et, à dans d'autres moments, naviguant toujours sur de "bonnes ondes", naturellement !).

 

 

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